Mise à la terre absente ou défectueuse : quels risques et comment corriger ?

Une installation électrique sans mise à la terre représente un danger sérieux pour la sécurité des occupants. La terre joue un rôle essentiel dans la protection contre les chocs électriques et dans la stabilité du réseau domestique. À Bruxelles, de nombreux logements anciens présentent encore une mise à la terre absente, incomplète ou inefficace, souvent par méconnaissance ou à cause de travaux non conformes. Cet article explique à quoi sert la mise à la terre, les risques d’une installation défectueuse et les solutions pour y remédier.

Pourquoi la mise à la terre est-elle indispensable ?

La mise à la terre assure la sécurité des personnes et des appareils. Elle permet d’évacuer les courants de fuite générés par les défauts d’isolation, empêchant ainsi l’électrocution ou la dégradation du matériel électrique.
Concrètement, elle sert de chemin de secours : si un appareil présente une anomalie, le courant s’écoule vers le sol au lieu de passer par le corps humain.

En Belgique, le Règlement général sur les installations électriques (RGIE) rend la mise à la terre obligatoire dans toutes les habitations. À Bruxelles, un professionnel agréé, comme ElamElec, peut vérifier la résistance de la terre, contrôler les liaisons équipotentielles et effectuer les corrections nécessaires pour garantir la conformité de l’installation.

Comment fonctionne une mise à la terre ?

Le principe est simple : la mise à la terre relie certaines parties métalliques de l’installation (prises, châssis, appareils électroménagers) à un conducteur enfoui dans le sol, appelé électrode de terre. Ce système permet d’évacuer les courants indésirables et de déclencher le disjoncteur différentiel en cas de fuite de courant.

L’efficacité de cette protection dépend de deux éléments :

  • la qualité du conducteur de terre (cuivre ou acier galvanisé) ;
  • la résistance du sol, mesurée en ohms (Ω), qui doit être inférieure à la valeur imposée par le RGIE.

Un test de mesure effectué par un électricien agréé permet de vérifier si la mise à la terre est efficace.

Les signes d’une mise à la terre défectueuse

Il n’est pas toujours évident de savoir si son installation est correctement reliée à la terre. Cependant, certains indices doivent alerter :

  • disjonctions fréquentes sans raison apparente ;
  • sensations de picotement au contact d’un appareil métallique ;
  • appareils électriques endommagés sans explication ;
  • absence du symbole de terre sur certaines prises ;
  • tableau électrique ancien, sans différentiel 30 mA.

Ces symptômes peuvent indiquer un défaut d’isolation ou une rupture du conducteur de terre. Dans ce cas, une vérification complète s’impose avant qu’un incident ne survienne.

Les risques d’une mise à la terre absente ou défaillante

Une installation sans terre ou avec une terre inefficace expose à plusieurs dangers majeurs. Le tableau suivant résume les principaux risques :

Type de risque Conséquences possibles Impact
Électrocution Passage du courant par le corps humain en cas de fuite Danger vital
Incendie électrique Échauffement excessif des câbles et appareils Risque matériel grave
Dysfonctionnement d’appareils Usure prématurée, surtensions ou courts-circuits Dommages coûteux
Non-conformité RGIE Rapport défavorable lors du contrôle électrique Obligation de travaux
Refus d’assurance Absence de couverture en cas de sinistre Perte financière

Au-delà du risque humain, une installation non conforme peut entraîner un refus d’indemnisation par l’assurance en cas d’incendie ou d’accident domestique. En outre, lors d’une vente immobilière, un rapport non conforme peut bloquer la transaction tant que les travaux ne sont pas réalisés.

Les obligations légales en Belgique

Le RGIE impose une mise à la terre dans tous les logements, anciens comme neufs. Le contrôle électrique réalisé par un organisme agréé (Vinçotte, BTV, OCB, etc.) vérifie notamment la présence et l’efficacité du dispositif de terre.
Si le rapport mentionne une absence de terre ou une résistance trop élevée, le propriétaire dispose d’un délai de 12 à 18 mois pour corriger la situation et repasser le contrôle.

En cas de vente d’un bien, l’acheteur hérite de cette obligation et doit effectuer la mise aux normes dans le délai imparti. Une installation dépourvue de mise à la terre ne peut donc jamais être considérée comme conforme.

Comment corriger une mise à la terre défectueuse ?

La correction dépend de l’état de l’installation existante et de la configuration du bâtiment. Les étapes typiques d’une remise en conformité sont les suivantes :

  1. Diagnostic de la mise à la terre : mesure de la résistance et repérage des points non reliés.
  2. Pose d’un nouveau conducteur de terre : enfouissement d’une électrode (piquet, câble cuivre nu, boucle en fond de fouille).
  3. Vérification des liaisons équipotentielles : raccordement des éléments métalliques (tuyaux, radiateurs, baignoire).
  4. Remplacement des prises non reliées : mise à la terre de tous les circuits concernés.
  5. Contrôle final : test de continuité et vérification de la résistance par un organisme agréé.

Cette opération peut être localisée (par exemple dans un seul appartement) ou globale, lorsqu’elle concerne tout un immeuble.
Dans les copropriétés, la mise à la terre des parties communes est à la charge du syndic, tandis que chaque propriétaire reste responsable de la terre à l’intérieur de son logement.

Les solutions adaptées aux bâtiments anciens

Dans les immeubles anciens de Bruxelles, la mise à la terre peut être difficile à réaliser, surtout lorsque les gaines sont inaccessibles. Plusieurs solutions existent selon les cas :

  • Ajout d’un piquet de terre extérieur : la méthode la plus courante, efficace pour les maisons et rez-de-chaussée.
  • Mise en place d’une boucle de fond de fouille : utilisée lors d’une rénovation complète du sol ou du jardin.
  • Raccordement au réseau de terre collectif : dans les copropriétés disposant déjà d’une borne commune.
  • Installation d’un différentiel 30 mA : protection complémentaire, obligatoire pour les circuits d’eau et les prises générales.

Un électricien agréé détermine la solution la plus adaptée en fonction de la configuration du bâtiment et de la résistance du sol.

Coût d’une remise en conformité

Le prix dépend de la taille du logement et de la complexité de l’intervention. Voici un aperçu des coûts moyens pratiqués à Bruxelles :

Type d’intervention Prix moyen (TVAC)
Mesure de résistance de terre 80 à 150 €
Pose d’un piquet ou boucle de terre 250 à 500 €
Mise à la terre complète d’une habitation 600 à 1 200 €
Contrôle final par organisme agréé 120 à 200 €

Ces montants peuvent varier selon l’accessibilité du terrain, la longueur du câble à poser et le nombre de circuits concernés. Pour une estimation précise, un devis est toujours nécessaire.

Prévenir plutôt que réparer

Pour éviter les problèmes de mise à la terre, il est conseillé de faire vérifier régulièrement son installation, surtout dans les logements anciens.
Quelques gestes simples permettent de limiter les risques :

  • ne jamais brancher d’appareils puissants sur des prises anciennes non reliées à la terre ;
  • remplacer les rallonges ou multiprises sans broche de terre ;
  • faire contrôler la résistance de la terre tous les dix ans ;
  • confier toute modification électrique à un électricien agréé.

Une mise à la terre correcte protège à la fois les occupants et le matériel électrique, tout en garantissant la conformité du logement.

En résumé

Une mise à la terre absente ou défectueuse constitue un risque majeur dans toute installation électrique. À Bruxelles, le RGIE impose des normes strictes pour garantir la sécurité et la fiabilité du réseau domestique.
Faire appel à un professionnel qualifié, tel qu’ElamElec, permet de diagnostiquer efficacement les défauts, de corriger les anomalies et d’assurer une conformité complète.
Une installation bien mise à la terre, contrôlée régulièrement, reste la meilleure garantie contre les accidents électriques et les sinistres domestiques.

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